3 questions à Marie Delamarche à propos de lobbying

Quels sont les résultats des actions de lobbying menées par le SRI en 2011?
 
La suspension de la taxe Marini en juin et la récente ordonnance de transposition du paquet télécom, qui nous est plutôt favorable, sont de très bonnes nouvelles qui montrent bien l’utilité d’un engagement soutenu du SRI en matière de lobbying et de relations avec les pouvoirs publics. Nos dernières actions, menées en étroite collaboration avec l’interprofession, ont montré que la voix des régies, pour peu qu’elle soit portée et entendue, a une réelle incidence sur les discussions en cours. C’est ce type d’actions et de résultats qui donne tout son sens à un syndicat.

Quels chantiers sont actuellement en cours ?

En France, nous serons particulièrement attentifs dans les prochains mois aux débats sur la loi Sapin. Notre objectif est bien entendu de maintenir la transparence pour les annonceurs mais aussi de permettre l’applicabilité de cette loi dans un contexte de marché international qui a beaucoup évolué.
A l’échelle européenne, nous attendons pour la fin de l’année la suite des débats sur les questions de données personnelles. 2012 sera en effet l’année de la révision de la Directive 95/46 qui encadre au niveau européen la vie privée.
 
Quels moyens sont à mettre pour œuvre pour avancer ?

Nous avons besoin de toutes les expertises pour bien comprendre la situation et les risques que telle ou telle décision induirait sur notre marché. L’engagement des régies sur ces sujets est  donc indispensable. Ensuite, il faut prendre le temps de rencontrer un maximum de personnes des pouvoirs publics pour présenter notre activité et la valoriser. Nous avons ainsi rencontré une quinzaine de personnes en 6 mois dont Nicolas Princen, conseiller numérique de l’Elysée, Cédric Prévost, du cabinet d’Eric Besson, Laure de La Raudière, parlementaire très active sur les questions digitales, Frédéric Bokobza, de la direction générale des médias et des industries culturelles, François Catala, Conseiller numérique à la Culture ou Cécile Dubarry, de la Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services.
Enfin, l’interprofession est un outil de lobbying fondamental. Notre adhésion à l’UFMD va dans ce sens, l’Union est pour le SRI un lieu central de concertation avec nos interlocuteurs  (FEVAD, UDA, AACC…) mais aussi de veille et d’actions communes, notamment sur toutes les questions règlementaires concernant le numérique, en France et à l’international.